Histoire

Histoire de la Commune de Charensat

Le nom de la Commune vient de Charenciacum (1137), Charensac (1260) et du patronyme Gallo-Romain Carentius. 

L’ancienneté de la présence d’un Village à Charensat a été attestée par la découverte en 1954 à Chancelade d’une sépulture par incinération composée d’un coffre, de 5 tuiles à rebord, d’une cuve en poterie et d’une urne funéraire en verre. La découverte d’une monnaies de Domitien dans les Cendres à permit de dater celle-ci de la fin du Premier Siècle de notre ère (vers 900 après J.C).

 

I. Les Seigneurs de Charensat

1. Rappel Historique

Avant de parler de la situation de Charensat durant l’époque Féodale il est nécessaire de rappeler quelques coutume et règles de l’époque :

Le Terme de « Vassalité » désigne la situation de dépendance d’un Homme Libre, appelé Vassal, envers son Seigneur par la Cérémonie de l’Hommage. Grâce à cette Cérémonie un Vassal s’interdit tout acte d’Hostilité contre son Seigneur et lui promet de lui apporter aide et Conseil en cas de besoin. En Contrepartie, le Seigneur lui assure la possession paisible de bénéfices, généralement une terre qui est alors appelé « Fief ».

Par ce Système Féodo-vassalique l’empereur, les rois et les Princes Territoriaux étaient capables de faire régner l’ordre et la hiérarchie auprès des Seigneurs locaux.

L’Ordre Hiérarchique était le Suivant : Roi, Grand Seigneur, Seigneur, Vassal, Arrière Vassal

Ainsi pour faire simple un Fief était une Terre « Noble » concédé  par un Seigneur à son Vassal suite à un Service Rendu par la cérémonie de l’Hommage.

 

2. Les fiefs de la Commune de Charensat 

Durant l’époque Féodale, la Commune de Charensat a compté jusqu’à une douzaine de Fiefs : 


La Maison de Charensat

Gilbert de Charensat rend Hommage vers 1260 à Alphonse de Poitiers pour sa Maison de Charensat. Gilbert de Charensat était donc un Vassal du Prince Alphonse de Poitiers qui lors de la Cérémonie de l’Hommage lui a offert en récompense la Maison de Charensat.

NB: Alphonse de Poitiers, née le 11 Novembre 1220 à Poissy et Mort le 21 Aout 1271, est un Prince de Sang Royal Français, frère du Roi Saint-Louis. Il fut Compte d’Auvergne de 1241 à 1271.

Le Fief de la Maison de Charensat passera ensuite entre les mains des Rochedragon jusqu’en 1403 avec le Chevalier Bidaud de Rochedragon, échanson du Duc de Berry.

NB: Le rang de Chevalier désigne le plus petit des Vassal.


Le fief de la Brousse

Jean-Jacques de Sénectaire (Saint-Nectaire) devient Seigneur de la Brousse lorsqu’il épouse Anne du Bosclard vers 1642.


Le fief de la Faye

Le fief de la Faye appartient à Géraud Autier, Damoiseau, qui rend Hommage à l’évêque de Clermont en 1341.  Un Damoiseau était un Jeune Gentilhomme qui n’était pas encore Chevalier.

En 1398, Bertrand Fabre, notaire à Rochedagoux en devient propriétaire. En 1402 le fief est occupé par Gérard Conchonat qui loue le domaine à Volapuis avec Manoir. En 1645, Antoine de la Rocheaymond possède le Domaine de la Faye mais sa veuve le portera aux Chaslus, seigneurs de Prondines, jusqu’en 1737 date de la mort du dernier propriétaire qui était Célibataire.  


Le fief de Groslière

Le Fief de Groslière (Grauleyra en 1318) est à Guillaume de Rochedagoux au moins entre 1294 et 1312. Il sera aux Saint-Nectaire (ou Senectaire) de 1435 à la fin du XVIIe siècle, pour être vendu à Jean de Sanguinière, contrôleur ordinaire de la maison de feue reine. Du château subsiste une porte du XVe siècle avec blason aux armes des Saint-Nectaire.


Le fief des Lignières (Linières)

Guillaume est le seigneur des Lignières (Linières) au début du XIVe siècle. Le fief passera par mariage à Gaspard de Montagnac en 1608 et restera dans la famille jusqu'en 1825. Du château, il ne reste aujourd’hui que quelques ruines.

 

Le fief de Montaudot et de Ravas

Au XVIIIe siècle, Montaudot et Ravas sont aux Saint-Nectaire (Senectaire).

 

Le fief de Lauradoux

Le Fief de Lauradoux est la propriété du Seigneur Gilbert Sylvestre.

 

Le fief de Chez-Vialle

Le fief de Chez-Vialle appartient logiquement à Jean Vialle vers 1630. Un de ses petits-fils sera curé à Dontreix au début du XVIIIe siècle. Le dernier propriétaire est Breschard au début du XIXe siècle : il n'est ni seigneur, ni curé, il est simplement maçon.


II. La Paroisse de Charensat

1. Rappel Historique

 Un Chapitre Cathédral ou Chanoine Cathédral est le collègue des Moines et des Chanoines Réguliers. Contrairement à eux, les Chanoines Cathédraux ne vivent pas en communauté, ils vivent dans des maisons Individuelle.

Certains Chapitres Cathédraux percevaient des Droit et des Cens de la part des églises environnantes.

Une Visite Episcopale signifie une visite de l’évêque de la région.

L’Adjudication consiste à étudier les différentes offres faites suite à la mise en place d’un projet. Ce projet étant attribué généralement à la personne offrant le prix le plus bas.


2. Histoire de la Paroisse

En 1157 l'évêque Guillaume de Mercoeur donna au chapitre cathédral de Clermont des cens sur l'église de ce lieu. Cela signifie que l’évêque Guillaume de Mercoeur versa au Chanoine Cathédral de la ville de Clermont-Ferrand, une redevance au nom de l’église de Charensat, ce qui atteste de son existante.

Le 29 Septembre 1783, une visite épiscopale fait apparaitre une détérioration importante de l’église de Charensat : la voûte du sanctuaire est "perdue en plusieurs endroits". Une adjudication faite en décembre 1782 prévoit non seulement de grosses réparations, mais aussi des constructions visant à l'agrandissement de la nef. C'est que sur cette vaste paroisse, la population est nombreuse : il y a deux cimetières ce qui est rare à la campagne, mais leur mauvais état nécessite une nouvelle clôture, l'adjudication des travaux l'a prévue.

A côté de l'église paroissiale, on compte trois chapelles privées : Une au château de Groslières, une à celui de Linières et enfin une à Maige - cette dernière appartenant aux Pères Chartreux du Port-Sainte-Marie.


III. La Révolution  

Avec la révolution, un certain nombre de changements arrive dans la Commune de Charensat. Les biens de la cure sont vendus pour 6200 livres et ceux de la Chartreuse pour 46100 livres à 14 habitants de la Communes.
La conscription touche 54 garçons en 1793 et 91 en 1796 : la commune appartenant alors au canton du Montel-de-Gelat avant d'aller à celui de Saint-Gervais d'Auvergne.

NB: La Conscription ou le Service Militaire Obligatoire est la réquisition par un Etat d’une partie de sa population afin de servir ses forces armées.

Neuf communes seulement en Combraille voient s'ouvrir une école en ces temps troublés : Charensat en est, mais les effectifs sont squelettiques. Un officier de santé est sur place en 1795. Enfin Charensat sera le siège pendant un certain temps de la Société populaire du canton du Montel-de-Gelat.


IV. Le XIX et XX Siècle

L'église de la Commune de Charensat sera rebâtie entre 1840 et 1841 et en 1867 s'installe une communauté religieuse dirigée par les soeurs du Tiers-Ordre de Saint-Dominique d'Ambert.
La guerre de 1914-1918 va être particulièrement cruelle pour les paysans de Charensat avec environs 65 morts. De plus de toutes les communes du canton, Charensat est celle qui accuse la plus forte baisse démographique : en effet entre 1892 et 1926 elle perd 554 habitants (plus de 31%) dont 397 entre 1911 et 1926 soit 26 habitants au km2.

Mais le déclin se poursuit, puisque la densité est tombée à 14 habitants au km2

 

 

Source : Tout ce qui précède est extrait de "Histoire des communes du Puy-de-Dôme, Arrondissement de Riom" sous la direction d'A.G MANRY aux éditions HORVATH.


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